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L’année de tous les dangers

2019 commence comme s’est terminée 2018 : avec une crise sociale sans précédent dont le mouvement multiforme des gilets jaunes constitue la partie émergée d’un iceberg qui, celui là, ne semble pas prêt de fondre.

Pourtant, combien de fois avons nous prévenu nos interlocuteurs gouvernementaux des risques qu’il y avait à mener des politiques régressives en matière de droit social ? Combien de fois avons nous dénoncé leurs prétendues « réformes » lesquelles ont toujours le même dénominateur commun : moins de droits et moins de rémunérations pour ceux qui ne vivent que de leur travail.

Retraites, droit du travail, services publics : de gouvernement en gouvernement, de 49,3 en ordonnances, ils n’ont pas cessé de faire des soustractions, il n’ont cessé de précariser la population.

Pendant des années, Force Ouvrière n’a cessé d’alerter du fait que la succession des politiques d’austérité faisait courir un triple risque au pays : social tout d’abord, économique ensuite et finalement démocratique. Ceux qui pensaient qu’il s’agissait de notre part d’un goût immodéré pour les belles formules n’ont qu’à regarder ce qui ce passe aujourd’hui sur nos rond points pour comprendre qu’ils se sont trompés...

Maintenant que le mal est fait, maintenant que les plaies sociales sont béantes, il reste à savoir si ceux qui ont frotté les allumettes entendent éteindre le feu ou au contraire l’attiser...

Vont-ils, par delà les grands débats nationaux et les commissions Théodule, continuer à ignorer les organisations syndicales représentatives agissant dans le cadre du droit républicain ? Vont-ils continuer à bannir toute négociation sociale avec les représentants élus des salariés ? Vont-ils tenter d’imposer une nouvelle réforme des retraites synonyme de nouvelles pauvretés ? Bref, vont-il continuer à appliquer coute que coute une politique inverse aux intérêts du monde du travail et toute entière favorable à la concentration des richesses et à l’accroissement des inégalités sociales ?

C’est ce que nous dira 2019... Pour notre part, à Force Ouvrière, nous continuerons à être ce que nous sommes : des militants libres, déterminés, organisés, agissant en responsabilité et à visage découvert pour le droit des salariés et contre l’injustice sociale.

A la lumière du blocage actuel, il dépend donc du gouvernement de choisir quelle politique il va désormais mener et suivant quelle méthode. C’est en fonction de ces choix que Force Ouvrière se déterminera. Syndicat Libre et indépendant, le comportement de Force Ouvrière n’est jamais fixé d’avance mais répond à chaque fois aux seuls intérêts des salariés, des retraités et des chômeurs.

Négociateurs et artisans du progrès social à chaque fois que cela est rendu possible, mais aussi résistants et réfractaires à toute politique régressive, les militants Force Ouvrière ont toujours été moteurs de l’histoire sociale. En 2019, ils continueront de l’être en adaptant leur attitude et leurs actions aux exigences de la situation.

Alors, plus que jamais en ce début d’année, la balle est dans le camp du gouvernement. Pour notre part, nous ne lâcherons rien.

L'édito

Yves Veyrier : « 19 mars : nous y étions ! »

Nous avions prévenu que nous ne serions ni spectateurs ni bâillonnés. Et ce 19 mars, nous avons été entendus par nos camarades, militants, adhérents et nombre de salariés, de tous secteurs, du privé et du public, des retraités.

- Éditoriaux de FO / , , , , , ,
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